vendredi 28 février 2014

2014 Nouvelle étape...

Bonjour tout le monde,
je voulais parler de mon expérience à la BCA-clinic en Allemagne.

Alors rendez-vous de deux heures, ou j'ai minutieusement expliqué mon parcours, les symptômes, les traitements pris, etc. Tout a été analysé, il fut décidé de procéder à un examen sanguin sur place (Borrélies et autres coinfections), et que je ferais le reste à la maison.

Comme mon dernier traitement m'a anéantie le système digestif, je dois entreprendre un "SPA du ventre" (dois dire que ça m'a bien détendu la plaisanterie la LOL j'en ris encore) donc d'ici mon prochain rdv fin mars, plus de produits crus, tout doit être cuit si possible vapeur, et du thé à longueur de journée. Je dois essayer de restaurer l'équilibre acido-basique de mon intestin, et grand changement alimentaire: plus que du pain à l'épeautre. Je ne connaissais pas (grande fan de baguette, je ne mangeais quasi que ça!).
Et après le dîner (un thé, une soupe ou des légumes vapeurs exclusivement) je me couche avec une bouillotte sur le ventre. C'est miraculeux, en trois jours je dors comme un bébé et je n'ai plus mal à l'estomac.
Je sens que mon corps n'est pas totalement d'accord, j'ai des crampes, mal à la tête, aux articulations, etc.

Mais grande victoire sur le sommeil, je dors comme un bébé!!!

Fin mars on verra, si mon système digestif est remis sur pieds, je pourrais commencer un traitement antibio + plantes + régime alimentaire.

Tout devra être pris en compte, et je devrais me remettre à une activité physique régulière.

En conclusion, c'est vrai que la BCA c'est pas donné, mais pour une fois, je me sens prise au sérieux et j'ai espoir!
Mais surtout j'ai passé les deux dernières nuits à dormir comme je ne me souvenais plus que c'était possible, et je peux me palper l'estomac sans me tordre de douleurs!

C'est fou ce que qqs conseils et bcp d'espoir peuvent faire bouger les choses!
Voilà je voulais partager mon histoire avec vous, et avoir vos avis

Bon week-end à tous!

Plus d'infos sur la clinique: http://www.b-c-a.de/ 

Traitement 2013

Aujourd'hui j'ai commencé mon nouveau traitement afin de combattre la maladie de Lyme chronique dont je souffre.
Durée du traitement: 8 semaines
Contenu:

Cefuroxine Axetil
EPP
EPS Alchemille
EPS Salvia sclarea Humulus
Fluconazole
HE Achillea Millefol
HE Cupressus sempervirens
HE Melaleuca alternifolia
HE Melaleuca Quinquinervia
HE Thymus saturejoides
LActabiane Pilege Reference
Plaquenil
Zithromax

Petit aperçu ci après.
Espérons que cela m'aide, vous tiendrais informée.
Pour plus d'infos ALBL asbl

L’Association Luxembourgeoise Borréliose de Lyme ...

 ...est une association sans but lucratif, créée le 08 juin 2013 par moi-même.

Mon histoire

« En juin 2009, j’ai participé à une activité aux alentours d’un chalet scout dans le centre du Luxembourg. Malgré toutes les précautions (vêtements couvrants, spray répulsif entre autres), j’ai pu vérifier le soir qu’une tique m’avait mordue à la cheville. Je l’ai retirée convenablement, à l’aide d’une pince à tiques. Le lendemain, je me suis sentie mal, prise de vomissements et d’une légère montée de la température, je me suis rendue aux urgences d’un hôpital de la capitale.
L’urgentiste m’a dit que je faisais une réaction allergique, probablement due à la morsure de la tique. Je me suis alors souvenue que quand j’étais petite, les animaux étaient gravement malades suite au contact avec des tiques, j’ai donc demandé à l’urgentiste si je devais prendre un traitement quelconque, ce à quoi il m’a répondu : « Vous n’avez aucun soucis à vous faire, la maladie de Lyme n’existe pas au Luxembourg. Si vous n’allez pas dans des zones à risque, comme la Forêt Noire en Allemagne, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. ».
En rentrant j’ai lu sur internet que la maladie était confirmée pour les personnes présentant un érythème, comme je n’en avais pas, et n’en ai jamais eu d’ailleurs, je n’y ai plus prêté attention.
Mon rythme de vie était un peu chaotique à l’époque, je n’ai donc jamais vraiment pris en compte les signes de fatigue, les courbatures et autres signes qui me paraissent normaux vu le style de vie que je m’imposais.
En octobre 2010, j’ai perdu connaissance, sans explication aucune et dans des lieux totalement différents à trois reprises. Après maints tests, chez des spécialistes et avec mon médecin traitant, rien ne justifiait ces syncopes.
Suite à une discussion avec mon médecin traitant il fut décidé d’effectuer un test pour toutes les zoonoses, car je possédais des animaux de compagnie.
Les résultats sont revenus positifs pour la Borréliose.
J’ai entrepris alors un traitement antibiotique de trois semaines. Suite à une perte de poids considérable (15 kg), et une remise en forme, beaucoup de médecins m’ont dite guérie.
Beaucoup des symptômes ont disparu, je me sentais mieux, fatiguée, mais mieux, donc j’y ai cru.
Courant 2012, la maladie m’a rappelée à l’ordre, en plus d’une fatigue grandissante, j’ai perdu un peu en audition, en acuité visuelle, en concentration, en mémoire, et quelques douleurs par ci par là, qui vont et viennent à leur bon gré.
Après maints rayons X, analyses, etc. j’ai eu un déclic quand un des nombreux spécialistes vers qui l’un ou l’autre médecin m’aiguillait m’a dit : « Vous voyez de vous-même que vous êtes en parfaite santé, il me semblerait plus judicieux que vous cherchiez l’origine de vos maux auprès d’un psychanalyste. J’ai un collègue très doué, si vous voulez ma secrétaire vous remettra sa carte de visite en sortant. »
Depuis mon premier traitement ma vie avait bien évolué, j’avais un emploi gratifiant et stable à horaires de bureau, auprès d’une équipe super sympathique et fort agréable. Je m’étais installée avec mon mari, avais des amis, tout ne pouvait qu’aller bien. Alors pourquoi diable pensait-il que j’étais psychiquement atteinte ?
Ce n’était pas envisageable, je savais avoir été mordue par une tique, on m’avait diagnostiqué la maladie de Lyme, alors pourquoi ne serait-ce pas un problème au niveau du traitement antibiotique que l’on m’avait prescrit ? La dose était peut-être trop faible, le médicament n’avait peut-être pas été assimilé par mon métabolisme. Tout était encore à vérifier, mais il était hors de question pour moi d’aller perdre mon temps chez un psychanalyste sans m’être prouvée que je souffrais vraiment d’une maladie psychosomatique.
J’ai débuté alors une croisade sur internet. De fil en aiguille je suis tombée sur de précieuses informations (et d’autres moins), des témoignages de personnes qui vivaient la même détresse que moi. C’est alors que j’ai décidé de créer l’ALBL.
Sachant que le Luxembourg compte plus d’un demi-million d’habitants, sans compter les milliers de frontaliers qui nous rejoignent tous les jours, il devait forcément exister encore au moins une personne qui savait ce par quoi je passais, avec qui on pourrait mutuellement s’épauler, que je pourrais peut-être aider. 

Naissance de l'association

 Avec mon mari et un ami, nous avons donc créé l’ALBL asbl, que je préside aujourd’hui. Entre-temps nous avons assisté à quelques conférences, échangé avec de nombreux patients aussi bien qu’avec des professionnels, tissé des liens avec des institutions à l’étranger, mais notre chemin est loin d’être fini.
Il nous reste tant à faire, pour que tout le monde, corps médical ou non, admette l’existence de la maladie sous sa forme chronique, accepte qu’il est possible d’être atteint de la maladie de Lyme avec ses coïnfections, que ce n’est pas parce qu’on ne présente pas d’érythème migrant que l’on n’est pas atteint, entre autres, mais surtout : que la maladie de Lyme existe au Luxembourg, que pas mal de gens en sont atteints et qu’il faut les prendre en charge correctement !

 Remerciements

 Je tenais à remercier tous ceux qui sont toujours persuadés que la maladie de Lyme n’existe pas au Luxembourg, ceux pour qui quand le patient ne concorde pas avec leurs cas d’école, il est considéré comme ayant un trouble d’ordre psychique, votre comportement me pousse à avancer.
Ensuite, à toutes les personnes dans les labos, en radiologie, entre autres lieux d’analyses diverses que j’ai pu fréquenter qui à force de me voir connaissent ma matricule de sécurité sociale par cœur et qui sont devenues un peu mes confidentes, leur gentillesse a été un soutien inestimable ! Je ne saurai jamais assez les remercier, malgré les quasi-tortures qu’ils m’ont fait subir ;)
Sans oublier tous les médecins qui un jour ou l’autre m’ont soignée, spécialement ceux qui m’ont écoutée, ont pris mes récits en compte, ont essayé de comprendre, ont admis être à la limite de leurs connaissances sur ce sujet, mais surtout m’ont aidée grâce à leur humanité.
Finalement à ma famille et amis, vous qui m’avez permis de m’écrouler de fatigue sur vos canapés lors de soirées fort sympathiques, vous qui m’avez permis de me changer les idées par votre présence, vous qui avez été là alors que ça devenait insupportable, Merci !
A vous tous un grand merci ! Chacun d’une façon ou d’une autre a contribué à la création de l’ALBL asbl.

Plus d'informations sous www.albl.lu