« Chèr(e)
humain(e),
Je suis une
tique, petit arachnide à huit pattes, je suis dépourvue d’ailes et ait un corps
de forme ovale qui est généralement assez plat (sauf après un repas, ou je suis
gorgée de sang). J’aime autant les animaux de compagnie que leurs maîtres les
humains.
Nous
passons par 4 stades de développement : les œufs ; les larves qui ont
la taille de ce point . ; les nymphes qui ont la taille de graines de
pavot ; les adultes qui ont la taille de graines de sésame environ.
Nous
naissons saines. Ce n’est que lors de notre premier festin vampirique, en tant
que larves, que nous sommes susceptibles de contracter la maladie de Lyme,
suivant que notre hôte est infecté ou non. Une fois les larves nourries, elles
retournent au sol pour muer en nymphe. Mais la de nouveau affamée, je cherche
un nouvel hôte pour assouvir ma faim vampirique. C’est hôte, c’est peut-être
vous ! Mais maintenant que mon sang est contaminé par diverses bactéries,
ma morsure peut vous rendre malade ! Ensuite je retourne au sol, pour muer
en tique adulte. Et la encore, prise de soif vampirique, je cherche un nouvel
hôte. Après m’être nourrie, je m’accouple et meurs.
Selon mon
espèce, et les différentes bactéries et autres agents pathogènes que je porte, je serais porteuse de nombreuses bactéries.
Les borrélies (responsables de la maladie de Lyme), la babésiose,
l’anaplasmose, l’ehlichiose et autres chlamidias par exemple.
Il vous
sera difficile de savoir si vous avez été piqué par l’une d’entre nous. Les
symptômes peuvent mettre du temps à se manifester, ou être confondus avec ceux
d’autres maladies. Et il n’est pas systématique que suite à ma morsure, vous
développiez un érythème migrant.
Quoiqu’il
en soit, si vous pensez avoir été mordu, consultez votre médecin sans tarder
surtout si vous vous sentez grippé (fièvre, frissons, courbatures).
Mais il n’y
a aucun lieu de paniquer si vous me repérez sur vous ou sur votre animal de
compagnie. Nous ne sommes pas toutes infectées. Et combien même nous le
serions, si vous nous hotez rapidement et correctement, vous réduirez les
risques de transmission. La pluspart des hôtes sur qui nous nous nourrissons,
ne contracteront pas la maladie de Lyme ou tout autre maladie que nous
puissions transmettre.
Si
toutefois vous souhaitez minimiser nos rencontres, sachez que je ne supporte
pas les répulsifs. Les produits contenant 20% et plus de DEET sont
particulièrement détestés par nous autres. La périméthrine utilisée sur vos
vêtements (et jamais sur la peau) est un insectifuge que nous évitons. Nous
n’aimons pas les acaricides non plus. Les animaux de compagnie portant des
colliers et autres produits de protection, sont par nous épargnés aussi.
Il n’existe
malheureusement pour vous hôtes, aucun vaccin pour toutes les maladies que nous
pouvons vous transmettre. Si vous souhaitez les éviter, je ne saurais vous
conseiller que de vous inspecter après une balade en fôret, ainsi que
d’inspecter vos animaux.
En tant que
nymphes, nous sommes les plus susceptibles de transmettre la maladie de Lyme à
l’humain. Ceci dû à notre très petite taille, rendant notre repérage difficile,
ce qui empêche que mon hôte me retire avant que je ne l’infecte.
Le meilleur
endroit pour me chercher, toutefois, c’est vos chevilles. Nous les nymphes, ne
nous déplaçons pas beaucoup au-dessus du niveau du sol.
Aussi,
portez des vêtements clairs, du au contraste des couleurs, notre repérage vous
sera plus facile. Mettez vos chemises dans vos pantalons, et ces derniers dans
os chaussettes. Gardez vos cheveux longs attachés mesdames, et ne vous asseyez
jamais directement au sol ou sur les murs en pierre.
Certaines
d’entre nous, affamées vous attaqueront de suite, d’autres se promèneront sur
vous et chercherons des endroits plus agréables pour se nourrir, comme vos oreilles ou d’autres zones ou la peau
sera plus fine.
Pensez
aussi à vos aisselles, intérieur du nombril, et toutes autres zones pileuses de
votre corps, ou nous adorons nous faufiler et cacher.
Pour celles
d’entre nous ne s’étant pas attachés à vous de suite, une douche pourrait nous
faire glisser. Nous ne résisterons pas sur vos vêtements, si vous les passez
une 20e de minutes à sèche-linge à température élevée.
L’endroit où
vous ne nous trouverez pratiquement jamais, ce sont les pelouses et jardins
bien entretenus aux arbres laissant passer les rayons du soleil, les endroits peu
humides et ensoleillés. En effet nous avons besoin d’humidité pour survivre telles
les bordures de pelouses. Mais des copeaux de bois, écorces d’arbres et autres
graviers entre les endroits boisés et votre pelouse nous maintiendront à
l’écart.
Nous
nicherons volontiers dans les amas de broussailles, mauvaises herbes et autre
buissons non tondus. Par ailleurs, de cette façon vous maintiendrez éloignés
les souris, sur qui nous aimons festoyer.
Avant de
vous quitter, voici la seule arme vous permettant de m’hotter de vous :
une pince à épiler à pointe fine, ou bien un tire tiques !
Prenez-moi
au plus près de votre peau, et tirez vers le haut en exerçant une pression
constante. Nettoyez la zone au savon avec de l’eau, de l’alcool à friction ou
de la teinture d’iode.
Ne
m’écrasez pas avec vos doigts après m’avoir retirée, ceci pourrait aussi vous
transmettre les maladies.
Toutefois il
serait utile de me garder dans un bocal, ou un sac plastique pour me montrer à
votre médecin, ou bien me remettre à un laboratoire de recherche médicale.
Si vous
ajoutez de l’alcool à friction, cela me tuera.
Sachant que
nous serons nombreuses ce printemps-été, nous chercherons toutes à
festoyer !
A très
bientôt pour notre rencontre,
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